Partager l'article ! Aquarelle à l'Aven Noir: Un peu toute l’année : Aven Noir, carnet d’exploration … Parmi mes plus intenses et indescriptibles ém ...
Un peu toute l’année : Aven Noir, carnet d’exploration …
Parmi mes plus intenses et indescriptibles émotions carnettistes de l’année écoulée !
Comme les trois années précédentes d’ailleurs, l’aventure extraordinaire s’est poursuivie au côté de mes amis spéléologues au fond de ce gouffre incroyable, à «des années lumières» de ce qu’en surface on peut vivre et imaginer …
Même les quelques images de cette vidéo extraite des séquences que j’ai pu y filmer en caméra embarquée (attachée à mon casque) ne peuvent donner une idée des actions, sensations, et émotions que nous vivons à chaque descente au fond de ce qui est à présent considéré comme la plus belle et importante trouvaille karstique réalisée en France ces 10 dernières années . Et ce n’est pas fini, l’exploration continue !
La vertigineuse plongée dans les différents puits, leur remontée en fil d’araignée au cœur du gigantisme des roches, le parcours incertain des nouvelles galeries entre salles immenses, étroitures gluantes, fracassantes cascades d’eau tombant de la voûte, escalades instables, avalanches de trémies, et bivouacs glaciaux où les jours n’ont plus la même durée, tout cela page après page je le note dans mon carnet .
Et les découvertes !
Accompagner le découvreur et spéléologue Roland PELISSIER, inventeur des nouveaux réseaux de ce gouffre et responsable des expéditions qui y sont menées avec mon carnet d'aventures, pinceaux et couleurs en poche, est pour moi un privilège rare . Cela ne serait qu’anecdotique si ne suivait le cheminement scientifique confié à d’autres dont c’est le métier : comprendre la genèse de ce complexe à la limite des Grands Causses et des Cévennes c’est comprendre aussi tout un pan de notre réalité géologique liée à la formation même de ces massifs et à la relation qu’ils entretiennent dans l’origine de leur histoire avec celle de leurs «grands frères» Alpes et Pyrénées …
Comme nous sommes loin de l’image négative donnée par les accidents de spéléologie véhiculés par les médias !
Ceux-là rajoutent à la méconnaissance et à la confusion de cette activité tous les sarcasmes de l’ignorance et des préjugés .
Et pourtant le risque est bien là, présent à chaque instant, à prévenir et réduire en permanence, que nous ne pouvons ignorer bien que notre engagement soit basé sur l’expérience, la préparation, et une grande prudence sans cesse renouvelée .
Ma vie un instant en suspens l’année précédente à la même époque est là pour me le rappeler . Cela n’empêche pas à celui qui en a réchappé, avec un immense respect car de toute chose on doit apprendre, à celui qui veut vivre et avancer, de continuer l’aventure en intégrant dans son carnet les enseignements de son histoire que nul autre à lui-même ne peut relater …
J'ai consacré de nombeurx articles à cette aventure, (il faut un peu "fouiller" dans le blog "aquarelle-en-voyage" pour en retrouver quelques-uns), mais je les réunirai tous lorsque j'en aurai le temps car certains sont des témoignages qui auront
peut-être un jour de l'importance ...
Dès le démarrage du lecteur vidéo arrêtez-en la lecture et laissez la vidéo se
charger (ligne grise progressant dans la barre de lecture) . La dernière version de Flashplayer est conseillée pour lire cette vidéo .
Quand elle est chargée, vous pouvez alors la lire sans risques de saccades (vous pouvez même la mettre en plein écran sans trop de perte si votre écran ne dépasse pas les 17 pouces !) .
Ne lisez pas les vidéos de la collection "Best Off" (petites images du lecteur ci-dessus) à partir de cette page, elles ne seraient pas à leur bon format : revenez sur la page dédiée d'Aquarelle en voyage pour cliquer sur le liens voulus
!
La lumière au cœur d’une nuit sans fin révèle des merveilles insoupçonnées à celui qui vient l’y apporter ...
Tel pourrait être le premier enseignement de l’expérience spéléologique . Ce constat dépasse largement le contexte de la réalité matérielle du découvreur de cavernes . Il nous concerne tous :
la lumière que nous pouvons donner au cœur de toute forme de possibles ténèbres ne peut que révéler les merveilles nées dans les plus profonds abysses des mystères de la vie !
Là, croquis aquarellé "pur et dur" sur le motif : crayon à papier pour le dessin, aquarelle au pinceau réservoir dans la foulée en montant les valeurs de
façon (avec les dernières teintes très sombres) à créer par contraste la lumière . Pas de droit à l'erreur : équipe spéléo qui avance sans tenir tenir compte de "laquarelliste",
hygrométrie entre 95 et 98%, température de quelques degrés, boue sur la moindre parcelle de vêtements, de sac, d'objet, frontale comme seul éclairage, pression de la fatigue (manque de
maitrise - coordination du gestuel lié aux efforts physiques soutenus tout au long du cheminement), contraintes diverses liées à la nécessité de ne pas ralentir la progression des
explorateurs pour des raisons de sécurité, éloignement du camp de base, etc. . (Alain MARC, Aquarelle extraite du carnet d‘exploration de l‘Aven Noir, format A4, exécution
station accroupie pendant une vérification topographique et balisage)
Vous pouvez aussi revenir à la page du « Best Off 2009 » d’Aquarelle en voyage en cliquant ici …
A propos de celle-ci, tu l'as bien dit : l'imaginaire est vite dépassé par la réalité...
Grosses bises,
Alain MARC